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Claude Callens
Nous sommes devenus allergiques à la morale car nous estimons que nous avons le droit de vivre notre vie comme nous l’entendons et, la loi civile étant sauve, de ne suivre que les propres règles de notre conscience. Par contre, nous réclamons sans cesse davantage d’éthique en politique, en économie, en médecine, dans la gestion de l’environnement, etc. La morale serait-elle inutile pour l’individu mais nécessaire pour la société ?
Est-il possible de sortir de ce paradoxe ? La conscience est-elle l’instance suprême et unique de notre agir ? Suffit-il qu’une loi soit conforme à la volonté du plus grand nombre pour être juste ? S’il y a vraiment incompatibilité entre la conscience et la loi, sommes-nous condamnés au conflit et à l’insatisfaction ? Ou bien, pour rendre notre vie personnelle et notre vie sociale cohérentes et harmonieuses, est-il possible de trouver une « règle d’or » qui puisse orienter et notre conscience et les lois ?
A partir d’une réflexion sur cette conscience qui doit guider le chrétien comme tout autre homme, le cours se propose d’essayer de répondre à ces questions fondamentales et de mettre en lumière les principes permanents de réflexion, les critères de jugement et les directives nécessaires pour échapper, dans tous les domaines de notre vie personnelle et sociale, au moralisme ou à l’anarchie.
- à Charleroi
- 10 samedis
- de 9h à 12h
- 25 septembre ; 2 – 16 – 23 – 30 octobre ; 20 – 27 novembre ; 4 – 11 et 18 décembre 2010
- repris dans le programme CDER
S’épanouir et façonner le monde — repères pour l’action (morale fondamentale) (30h)
Christophe Cossement
Nous vivons au milieu d’un monde merveilleux et plein de défis. Par notre action nous changeons le monde et nous nous façonnons nous-mêmes : ce que nous faisons nous “fait” et prépare en même temps l’avenir de la planète.
Comment cela peut-il être un chemin de croissance personnelle et pour toute l’humanité ? Ce cours réfléchira sur les fondements de la morale : quels outils le christianisme nous offre-t-il pour évaluer le contenu de notre action et l’orienter ? La pensée chrétienne a développé une articulation originale entre la recherche de cohérence intérieure (je dois agir selon mon cœur), la solidarité humaine (mon action concerne les autres et la société) et l’accueil de la transcendance (quel est le sens de l’homme et du cours de l’histoire ?) : comment tout cela tient-il ensemble ? Enfin nous envisagerons comment la Bonne Nouvelle s’adresse à tous les hommes tout en faisant des chrétiens des prophètes d’un évangile révolutionnaire.
- à Tournai
- 15 mardis
- de 16h30 à 18h10
- 21 – 28 septembre ; 5 – 12 – 19 – 26 octobre ; 9 – 16 – 23 – 30 novembre ; 7 – 14 décembre 2010 ; 11 – 18 et 25 janvier 2011
- repris dans le programme CDER
Introduction à l'enseignement social de l'Église (8h)
Christophe Cossement
Au long des siècles, l'Église a beaucoup façonné la réalité sociale des peuples où elle s'est développée. Notre monde doit beaucoup aux réflexions des chrétiens et à leur engagement dans le domaine du travail, de la famille, de la vie économique et politique, de la paix, des droits de l'homme, de l'environnement. Ce cours abordera les grandes idées qui inspirent cette action des chrétiens dans la société. Il sera une introduction utile au cours Amour et société: quelques questions particulières.
- à Tournai
- 4 mardis
- de 16h30 à 18h10
- 1er - 8 - 15 - 22 février 2011
- repris dans le programme CDER
Amour et société : quelques questions particulières (12h)
Christophe Cossement
- à Tournai
- 6 mardis
- de 16h30 à 18h10
- 15 - 22 - 29 mars; 5 et 26 avril et 3 mai 2011
- repris dans le programme CDER
Publiée en 2009, l’encyclique de Benoît XVI « l’amour dans la vérité » a été saluée par beaucoup d’acteurs sociaux à la recherche d’un monde meilleur. Quelles indications dynamiques la foi chrétienne suggère-t-elle au sujet du développement ? Dans ce cours, on abordera à la lumière de l'encyclique quelques questions relatives à la société, dans ses dimensions politiques et économiques:
1. Quel lien entre l’amour et la vérité ? Histoire d’un malentendu sur la « charité ».
2. Les visions de l’homme et de l’univers qui forment le paysage spirituel de notre temps. Regards sur l’unité de la personne humaine.
3. La mondialisation et ses défis. Les relations dans la grande famille humaine. L’évolution des cultures et leur dialogue.
4. Questions autour de la faim et de la sécurité alimentaire, de l’agriculture et des réformes agraires.
5. L’implication de chacun dans les grandes questions sociales. Le principe de subsidiarité.
6. L’investissement des médias dans les questions éthiques et sociales. Existe-t-il une neutralité ?
Chacun des points constituera un module de 2 heures. Chaque module est suffisamment autonome pour pouvoir être suivi indépendamment des autres.
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