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Se former à l’Institut Supérieur de Théologie du diocèse de Tournai
Conférence prononcée par l'abbé Jacques Piton, le 25 septembre 2006 à l'occasion de la séance académique
A l’occasion de la rentrée académique de l’Institut, lieu par excellence de formation, je me propose de répondre à une question très simple, et combien fondamentale : nous formons en théologie et en pédagogie religieuse comme professeurs, nous recevons une formation en tant qu’étudiants, mais pour qui et pour quoi ? Nous aborderons trois aspects de la réponse : nous formons, nous nous formons…en théologie et en pédagogie religieuse…
-Pour nous-mêmes. Se former pour soi.
-Pour d’autres. Se former pour les autres.
-Pour la société. Se former pour un bien vivre ensemble.
1. Se former pour soi-même
Récits de vie
- J’étais séminariste en formation ici dans cette maison fin des années soixante. Un jour de juin, à la sortie d’un examen, quelque chose d’essentiel s’est comme imposé à moi. Alors que je décompressais en allant faire le tour du quartier, je me suis dit : « Tu as de la chance, ce que tu as appris au cours de théologie, étudié et assimilé, n’est pas en dehors de la vie. Bien au contraire, la formation suivie cette année…concerne ta vie d’être humain et de croyant.» Je m’en souviens encore aujourd’hui. Et j’en ai toujours la conviction: les cours de sciences religieuses, à travers leurs différentes disciplines philosophiques, bibliques, théologiques… rejoignent les grandes questions humaines, mes propres interrogations. Ce qui veut dire qu’en suivant une formation religieuse en vue par exemple d’en former d’autres, je suis le premier bénéficiaire. Je percevais que faire de la théologie était devenu une chance, une aubaine, une « grâce », un don qui m’était offert… à l’étudiant séminariste que j’étais, et qui sortais d’un examen.
- Quelques années plus tard, j’étais devenu professeur de sciences religieuses au régendat à l’Ecole Normale Moyenne à Braine-le-Comte. Pour un court intérim, m’avait promis l’évêque d’alors, Mgr Himmer.J’y suis resté en fait…34 ans. Que du bonheur ! Mes jeunes étudiants m’ont très vite rappelé cette conviction intime qui m’était brusquement apparue un jour de juin, après un examen. Au cours d’Ecriture Sainte, sur les Synoptiques, je me devais d’évoquer la résurrection de Jésus, l’Evénement fondateur à la lumière duquel ont été rédigés les évangiles. Je le savais évidemment. Je l’avais appris au cours de ma formation au séminaire à Tournai, puis à l’université à Leuven. Bernard, un étudiant, m’interpella au cours. « Dites, l’abbé, vous citez souvent la résurrection de Jésus, c’est bien…mais dites-nous quel est son sens pour les hommes, qu’est-ce qu’elle a à voir avec nous, avec la vie ? ». Jeune professeur, je me suis rappelé ce jour béni de l’examen à Tournai. Je me suis mis alors à repenser une partie de mon cours et à me laisser d’abord moi-même interrogé par cet événement central de la foi chrétienne. L’était-il tout autant pour moi et pour mes élèves ? En quoi suis-je encore et toujours concerné par lui ? En quoi suis-je moi-même touché par lui ?
- Enfin, quand inspecteur, des années plus tard, je rencontrais un nouvel enseignant sans formation initiale en sciences religieuses et qui était chargé du cours de religion catholique, je lui disais à peu près en ces termes. « Un préalable pour pouvoir donner cours à des jeunes, c’est d’accepter d’être soi-même, le tout premier, interpellé par les questions de vie que tu vas traiter avec eux , questions de sens, questions de foi…En travaillant des sujets existentiels (vie, mort, bonheur, amour, justice, relation…) en lien avec les ressources de la foi chrétienne, laisse-toi d’abord travailler de l’intérieur, remuer, interroger…Accepte de bouger, de faire un ’ voyage intérieur, de ‘déplacer’ tes représentations sur Dieu, l’homme, le Christ, l’Eglise...Accepte de ne plus être tout fait le même après qu’avant.C’est vrai pour le cours que tu vas enseigner, mais tout autant pour la formation que je te demande d’entreprendre. »
Un chemin de croissance en humanité
Avant de conclure cette première partie, je voudrais élargir le propos et indiquer que la formation théologique et philosophique ou en sciences religieuses n’a pas le monopole de travailler les grandes questions de sens. En principe, chaque formation, dès le plus jeune âge, devrait poursuivre les mêmes finalités. Pourquoi aller à l’école ? Voilà la question ! La réponse n’est pas banale : pour que chacun naisse à sa propre humanité. Pour grandir chaque jour en humanité. Le politique a réintroduit à juste titre, en 1997, la dénomination « Humanités » pour l’ensemble de l’Enseignement secondaire ordinaire : professionnel, technique et général. Et l’Enseignement fondamental pour les petits poursuit la même visée : ce niveau d’enseignement pose les fondements de tout apprentissage pour avancer dans la vie et accéder à plus d’humanité.
Quand des enfants et adolescents vont à l’école c’est évidemment pour apprendre à lire, écrire et calculer, à parler d’autres langues, à s’initier aux sciences, à faire des mathématiques, à pratiquer un métier …Mais est-ce exclusivement dans un but utilitaire, voire utilitariste… « Suivre ce cours, ça sert à quoi, Madame ? Est-ce que ce me sera utile pour avoir un emploi et bien gagner ma vie ? Monsieur, est-ce que je vais bien réussir dans la vie avec telle option ? » La question est plutôt : « Est-ce que la formation reçue à l’école va m’aider à grandir, à devenir plus humain, à réussir ma vie, avec et pour les autres, pas sans les autres, jamais contre les autres ? »
Ainsi à travers ces apprentissages, le but est d’amener l’élève à construire un projet de vie qui ait du sens, et le fasse croître en humanité. Le décret « Missions de l’Ecole» de 1997 définit les grandes finalités de toute école en Communauté française : « que tous les élèves en âge de scolarité deviennent des femmes et des hommes autonomes et responsables, prenant une place active et citoyenne dans la vie économique, sociale et culturelle et s’inscrivant dans une société démocratique, solidaire, pluraliste et donc ouverte aux autres cultures, sagesses et religions. » Prendre le chemin de l’école chaque matin, c’est marcher vers cet horizon…jamais totalement, ni définitivement atteint.
Devenir adulte dans la foi
Je reviens à mes trois petits récits de vie et je retiens qu’a fortiori suivre une formation religieuse comme étudiant ou la dispenser comme professeur ne nous laisse rarement indemnes sur nos chemins d’humanité, car cela touche immédiatement à des questions de fond, sur la destinée humaine. Ce travail intérieur ne se fait pas du jour au lendemain. C’est l’affaire de toute une vie s’il est vrai qu’aujourd’hui plus que jamais, formateurs et formés sont en formation permanente. Donnons donc du temps au temps ! Laissons aussi l’Esprit-Saint travailler notre intelligence et le cœur !
Le credo (symbole de foi de Nicée-Constantinople) est éclairant : « Pour nous les hommes et pour notre salut…le Fils unique de Dieu s’est fait homme » Les contenus de la foi et de la vie chrétiennes rencontrent l’Humanité en commençant par notre propre humanité en quête de sens, de raisons de vivre et d’espérer, et nous ouvrent le chemin du salut.
Se former pour naître à notre propre humanité et à la foi….et ainsi pour, tout en allant, croître en humanité et grandir dans la foi : « Devenir adulte dans la foi »…
2. Se former pour les autres
Des connaissances religieuses : savoirs
Déjà, comme je viens de le rappeler, la formation religieuse est d’un intérêt capital pour nous-mêmes à la croisée des chemins de la vie et de la foi. Mais ceux qui se présentent à l’Institut viennent, pour la plupart, dans le but d’animer, d’accompagner et d’enseigner, et donc aussi de proposer à d’autres la foi chrétienne. Catéchistes de paroisse, animateurs en pastorale, candidats-diacres…enseignants de religion dans le Fondamental et le Secondaire, Libre et Officiel, en formation initiale ou complémentaire. En formation permanente.
Une formation philosophique et théologique solide est dispensée, où s’exerce l’intelligence, où l’on fait appel à la raison, car la foi chrétienne se pense, se réfléchit…, si elle veut être annoncée avec pertinence et donc crédibilité dans le monde d’aujourd’hui marqué par la modernité.
Des aptitudes : savoir-faire
Mais il conviendra d’être attentif en même temps à donner un tout aussi bon bagage pédagogique et méthodologique. C’est une mission essentielle de l’Institut depuis sa création. Outiller notamment les maîtres et professeurs de religion afin d’aider les enfants et les jeunes à acquérir des compétences suffisantes pour avancer sur leur propre chemin de croissance. En référence aux Programmes : pour le Primaire, savoir pratiquer les Ecritures, comprendre la foi de l’Eglise, s’initier à un agir responsable… ; au Secondaire,lire et analyser les textes bibliques, décoder le mode de relation au religieux, expliciter le sens des symboles et des rites, construire une argumentation éthique…
Une attitude : savoir-être
Si cet apprentissage par compétences est incontournable, nécessaire et indispensable, ce n’est cependant pas suffisant pour mettre en route les jeunes élèves et les faire vraiment « bouger » de l’intérieur et progresser. Rien ne remplacera en effet l’attitude de l’enseignant face à sa classe. Attitude essentielle…qui ne s’apprend pas dans toujours les livres et dans les cours.
Fin août, à l’Université d’été organisée à Floreffe par l’Enseignement Catholique, une des intuitions a été déclinée de différentes façons par les intervenants dont Maurice Bellet. Enseigner une matière est une chose…La manière de l’enseigner en est une autre…Et dans cette manière d’enseigner, se communique, souvent sans le savoir, sans le vouloir,…des convictions, une passion. Comme si la matière enseignée ne prenait consistance que par la manière de l’enseigner, qui dépasse largement les méthodes qu’on met en œuvre.
Une passion contagieuse
Il s’agit de passion. Le monde de l’enseignement réclame des passionnés qui peuvent alors être passionnants …même dans des contextes scolaires loin d’être faciles tous les jours, surtout aujourd’hui.
Je pense particulièrement au contexte de l’Enseignement spécialisé où les professeurs se donnent particulièrement de la peine. J’apprécie ici le passage assez récent de la dénomination « enseignement spécial » à « enseignement spécialisé », car pour accompagner les élèves sur les chemins d’humanité, un tel enseignement a besoin de femmes et d’hommes vraiment « spécialisés », de haute qualité humaine, de grande envergure pédagogique, d’une générosité sans réserve,d’une patience mise à rude épreuve, d’un amour inconditionnel de l’élève en plus grande fragilité…autant de valeurs que certains professeurs de Hautes Ecoles et d’Universités devraient leur envier.
Ce que les élèves retiennent de leurs maîtres, toutes matières, tous types d’enseignement confondus, s’exprime souvent comme ceci: « Un tel m’a fait goûter les maths...Un autre nous a fait aimer l’histoire…Un autre encore nous a appris en professionnel le plaisir qu’on éprouve devant une pièce de bois ou un circuit électrique terminés… » Et à travers ces disciplines, c’est la passion pour les choses de la vie et les êtres, pour le monde et pour travail bien fait que l’enseignant communiquait. C’est vrai pour toutes les branches. Ce l’est de toute évidence et a fortiori pour l’enseignement religieux quand un enseignant donne par exemple l’envie à ses élèves d’ouvrir la Bible et d’y lire la Parole qui fait vivre.
Se laisser visiter par Dieu
Mais ce n’est rendu possible -et je reviens au premier point abordé- que si, grâce à la formation initiale ou complémentaire, à la formation permanente, chaque enseignant goûte d’abord
lui-même à l’Ecriture, s’approprie le message chrétien, s’engage dans une vie morale humanisante pour lui et pour les autres, plonge dans la vie sacramentelle en Eglise et s’initie à la prière personnelle… en priant. La prière. Dans le récent document Devenir adulte dans la foi - La catéchèse dans la vie de l’Eglise les évêques de Belgique rappellent clairement le lien entre proposition de la foi et prière : « La prière est la pierre angulaire de la foi. Quelqu’un peut être correctement formé en théologie, parler de Dieu d’une façon juste et captivante ou simplement parler de l’importance de la foi pour l’être humain et la culture. Mais tout cela n’impliquerait pas encore que ce quelqu’un soit croyant. Il y a un monde entre parler de Dieu et parler à Dieu. » (n° 87)
Parler à Dieu, prier, après avoir longuement écouter sa Parole. Nos élèves, et particulièrement, ceux de l’Enseignement professionnel, ne se trompent pas. Ils sentent tout de suite si leur professeur de religion parle comme dans un livre ou s’implique personnellement, témoignant sereinement, tranquillement…de ce qui le fait vivre. Alors, il ne fait pas qu’exposer un contenu religieux si bon soit-il, il s’expose lui-même, à ses risques et périls, avec sa foi et ses doutes, avec son enthousiasme et ses découragements, avec aussi tous ses espoirs.
Si on doit rappeler à chaque professeur de religion la loyauté par rapport à la mission confiée par l’Evêque (la portée du visa de l’Autorité religieuse dans le Libre et de sa proposition à la première désignation dans l’Officiel) on est en droit d’espérer de lui qu’il soit vrai. Un être de chair et de sang, touché, travaillé en vérité par les sujets traités en classe, et qui accepte d’être un jour ou l’autre visité, saisi par Dieu « quand celui-ci le voudra, par les moyens qu’il voudra » pour reprendre la belle formule de la prière pour l’unité de l’abbé Paul Couturier.
Je cite à nouveau la lettre des évêques : « Le croyant ne dit pas « oui » à une doctrine ou à une conception de la vie, mais à Quelqu’un, à Dieu. Au cœur de la foi, on ne trouve pas une idée ou une théorie. On trouve une personne. » (86)
3. Se former pour la société actuelle
Nos ressources chrétiennes
Ce n’est plus à démontrer : au plan éthique et religieux…nos sociétés occidentales ne manquent pas de repères, mais en ont trop. Les jeunes générations en particulier assistent à cet éclatement des repères tous azimuts, dans tous les sens, dans toutes les directions. Le Père Guy Lescanne, sociologue français, arrive à la conclusion de ses enquêtes auprès des jeunes: « On ne sait plus qui croire…quoi croire ».
Se former pour soi-même et pour en former d’autres est par conséquent une nécessité vitale également pour l’avenir de notre société. Un institut comme celui-ci remplit aussi cette mission au sein de l’Eglise diocésaine en Hainaut.
Je reprendrai volontiers une expression du Programme du cours de religion du secondaire : en regard des questions existentielles déjà éclairées par la culture, les sagesses et les traditions religieuses à « quelles ressources de la foi chrétienne » peut-on faire appel ? Les ressources de la foi. En quoi les contenus de la foi et de la vie chrétiennes peuvent-elles être ressources et éclairer les débats de société suscités par les grandes questions existentielles : amour ; mal et souffrance ; vie et mort ; violence, guerre et paix ; solidarité et justice… ? Si , au lieu de réagir comme les athéniens de l’aréopage face aux propos de Paul, « nous t’entendrons là- dessus une autre fois » (Actes 17,32) , nos concitoyens pouvaient prendre la peine d’écouter jusqu’au bout les chrétiens exposer sereinement et clairement leurs propres ressources sur les grands enjeux de société. «Soyez toujours prêts à rendre compte de l’espérance qui vous habite devant ceux qui vous en demandent compte. Mais que ce soit avec douceur et respect, en ayant une bonne conscience… » (1er Lettre de Pierre, 3, 15-16)
Dans la grande corbeille démocratique de nos sociétés, aime dire le Père Paul Valadier, les chrétiens ont à déposer leur voix et contribuer ainsi au débat public. De leur place et en concert avec d’autres, autrement croyants ou non croyants, les chrétiens s’engagent à construire un monde plus juste et digne de l’homme. Dans le même sens, le document des évêques est significatif : « L’Eglise entend participer au débat dans la vie commune et y faire entendre sa voix. » (n°102) « Elle n’a sans doute pas de réponse toute faite aux grandes questions de société…Mais l’Evangile l’aide à distinguer ce qui est bon et ce qui ne l’est pas, ce qui honore ou non l’humanité. Elle approche ces questions à partir de l’Evangile et à partir de l’immense amour de Dieu pour l’être humain et pour le monde ». (n° 104)
C’est en priorité dans l’espace public des grandes institutions communales , régionales, nationales, européennes et internationales qu’une Parole d’Eglise peut être exprimée mais cela vaut aussi dans d’autres lieux tout aussi publics que sont les écoles.
Le gouvernement de la Communauté française annonce prochainement un nouveau décret sur l’ « Education à la Citoyenneté » à l’Ecole. Le cours de religion est également visé. Il n’est pas inutile de rappeler à la Ministre-présidente Marie Arena que l’ éducation citoyenne est déjà bien présente dans les écoles en Communauté française et …sur « le papier » des Programmes du cours de religion catholique. En effet, en puisant dans les ressources de la tradition chrétienne, élèves et maîtres sont amenés à aborder et à éclairer régulièrement des questions de vie en société.
Les clés de la maison de la mémoire…chrétienne
Mais il ne suffit pas de le lire dans un programme de cours. Encore faut-il que les ressources de l’héritage chrétien soient effectivement proposées aux élèves par des enseignants qui les ont progressivement intégrées grâce à la formation reçue.
Il s’agit une fois encore de connaître ses propres racines pour un vivre ensemble harmonieux. Le philosophe Régis Debray, qui n’est pas croyant, n’a pas crainte de parler de « Nos racines chrétiennes ».
« Cette tradition chrétienne est vivante pour beaucoup.La foi n’est pas un musée. Il est vrai qu’on dialogue mieux quand on a quelque chose d’original à dire. Connaître ses propres sources incite à apprécier celles du voisin, et peut même renforcer l’envie de s’abreuver à d’autres puits de sens, à d’autres sagesses, à d’autres conceptions du monde…Quand on a les clés de sa maison par devers soi, on peut partir en voyage, l’esprit tranquille, les yeux bien ouverts, dans la longue durée comme dans le vaste monde, sans craindre de se perdre. »
L’Institut nous donne les clés de notre maison commune, maison où s’entretient la mémoire chrétienne… Il contribue, par sa part, au dialogue qui commence en chacun de nous et nous travaille de l’intérieur. Dialogue qui se développe jusque dans les classes entre enfants, jeunes et enseignants.Dialogue présent au sein des paroisses et unités pastorales. Dialogue enfin qui s’étend au sein de nos sociétés sécularisées et plurielles, traversées par la modernité. L’Institut diocésain s’inscrit dans les grands projets pastoraux de Eglise de Tournai où le dialogue avec autrui se veut largement ouvert.
Des projets de l’Eglise diocésaine et de Belgique
Ainsi, en juin 2004, une assemblée diocésaine autour de Mgr Harpigny lançait le thème de l’année pastorale : L’audace de l’annonce, l’audace du dialogue. La rencontre des autres religions, sagesses, humanismes. Que signifie annoncer et proposer l’Evangile au sein de cette rencontre ? En quoi l’annonce de l’Evangile peut-elle contribuer à un vivre ensemble harmonieux ? Un an après, le samedi 16 avril 2005, avait lieu à Mons un rassemblement de toutes appartenances philosophiques et religieuses initiée par l’Eglise catholique en Hainaut et par son évêque, sur la thème : Oser le dialogue.
En juin de cette année, se tenait une nouvelle assemblée sur le projet pastoral : L’Evangile dans la société de notre temps. Dans les semaines qui viennent chaque secteur de la vie diocésaine sera invité à voir comment, au cœur des enjeux de la santé, de l’éducation et de l’enseignement, de la politique, de la culture…comment y inscrire une présence d’Eglise et donner à entendre l’Evangile comme parole de vie et de bonheur pour tous.
Par la formation dispensée, sous différentes formes, l’Institut apporte sa pierre aux projets de l’Eglise diocésaine en prise directe avec la société de son temps.
Et plus largement encore, l’Institut contribue, de manière remarquable et pour une part importante, au projet de l’Eglise de Belgique, lancé en septembre 2006 par les évêques et présenté dans le document plusieurs fois cité: Devenir adulte dans la foi. La catéchèse dans la vie de l’Eglise.
Envoi
Les nombreux projets pastoraux mis en chantier ne se font pas concurrence, ne s’excluent pas (l’un ou l’autre) mais sont à tenir ensemble (l’un et l’autre).L’horizon est bien, comme l’indique le titre du document sur la catéchèse « Devenir adulte dans la foi ». Un horizon vers lequel nous marchons tous, chacun au plus intime de sa vie personnelle, avec d’autres dans les écoles, en communautés d’Eglise…confrontés avec tant de femmes et hommes, de toutes convictions, à l’étendue et à la complexité des questions de sociétés, « sans craindre de nous perdre si nous avons en main les clés de notre propre maison. »
Quelques clés du trousseau nous sont transmises par les formations dispensées par l’Institut Supérieur de Théologie du diocèse de Tournai.
Merci à tous ceux et celles qui le font au jour le jour !
Les étudiants en formation, les professeurs-formateurs, le secrétariat, le personnel de l’accueil et d’entretien, les bénévoles, les administrateurs, la direction, la communauté des Religieuses de l’Assomption… et ceux et celles qui ,nombreux dans le diocèse, continuent à lui faire confiance.
Que votre année soit belle! Fructueuse pour chacun de vous. Pour ceux qui vous seront confiés, ici, en paroisse, dans les écoles. Fructueuse aussi pour la vie de notre Eglise diocésaine ! Et pour le monde de ce temps.
Que la formation dispensée nous fasse tous et chacun « devenir adultes dans la foi »!
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