Histoire de l'Institut de Théologie


 L’Institut Supérieur de Théologie, héritier de l’ODER

Le 11 septembre 1959, Mgr Himmer fonde à Charleroi l’Office Diocésain de l’Enseignement Religieux (ODER), un centre catéchétique diocésain auquel il confie la mission de repenser toute la catéchèse. Assez rapidement, l’ODER organise des cours destinés à la formation des catéchistes. Il réalise cette tâche sous forme d’une Ecole de catéchistes, qui fonctionne en plusieurs lieux du diocèse de Tournai. Ce sont surtout des catéchistes paroissiaux qui participent à ces cours. 

 La formation des professeurs et le travail d’édition

En 1958, le Pacte scolaire confie à des maîtres spéciaux l’enseignement de la religion dans les écoles officielles. Dès lors, l’ODER oriente également sa formation vers l’enseignement scolaire. Il commence à publier des guides pour aider notamment les instituteurs à utiliser, pour les cours de religion, les ouvrages du chanoine J. Colomb, secrétaire de l’enseignement religieux à Paris, en adaptant ces manuels à la situation belge.
Progressivement, le travail d’édition s’élargit à l’enseignement de la religion dans le secondaire, le professionnel, le spécialisé, le maternel et la catéchèse paroissiale.
En 1963, l’Ecole des catéchistes devient l’Institut Supérieur de Sciences Religieuses, qui poursuit la mission de former des professeurs de religion pour l’enseignement secondaire inférieur et pour l’enseignement primaire, en deux ans d’abord, puis en trois ans, à partir de 1986.

Durant presque 40 ans, L’Institut restera implanté à Charleroi, dans un appartement de la rue Hénin au tout début, puis assez rapidement au 14, Quai de Brabant. Plusieurs directeurs s’y sont succédés : le chanoine Alfred Sironval, les abbés Roger Gosseries et Jean-Claude Brootcorne, et enfin notre actuel évêque, Monseigneur Guy Harpigny. 

 De Charleroi à Tournai...


Au fil des ans, la situation évolue : la diminution du nombre d’étudiants en formation initiale, le coût élevé des charges et la réorganisation des divers lieux de formation théologique dans le diocèse poussent le Conseil d’Administration à vendre la maison de Charleroi et à déménager.
En 1997, l’Institut fait donc ses bagages, quitte les bords de la Sambre, traverse tout le Hainaut et atterrit à Tournai non loin de l’Escaut, dans les bâtiments du Grand Séminaire, là où, depuis 200 ans, les futurs prêtres du diocèse s’initient à la théologie et se préparent au ministère pastoral.

Au cours des années tournaisiennes, sous la direction de l’abbé André Minet d’abord, et de l’abbé Bernard Ghislain ensuite, l’ISSR connaît encore diverses évolutions : articulation de la formation avec celles des séminaristes et des acteurs pastoraux dans le cadre de l’Ecole de la Foi et des Ministères, puis nouvelle refonte en 2005, avec changement de nom (Institut Supérieur de Théologie du Diocèse de Tournai), aménagement des programmes dans le contexte de la réforme de l’enseignement supérieur dite de Bologne, développement de la formation complémentaire et révision des statuts de l’ASBL.