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Lectures de la messe

(c) Association Épiscopale Liturgique pour les pays francophones - 2017
  1. Première lecture : « Maintenant je me rappelle le mal que j’ai fait à Jérusalem : tous mes malheurs viennent de là, et voici que je meurs dans un profond chagrin » (1 M 6, 1-13)

    Lecture du premier livre des Martyrs d’Israël

    En ces jours-là,
        le roi Antiocos parcourait le haut pays.
    Il apprit alors qu’il y avait en Perse une ville, Élymaïs,
    fameuse par ses richesses, son argent et son or ;
        son temple, extrêmement riche, contenait des casques en or,
    des cuirasses et des armes,
    laissés là par Alexandre, fils de Philippe et roi de Macédoine,
    qui régna le premier sur les Grecs.
        Antiocos arriva,
    et il tenta de prendre la ville et de la piller,
    mais il n’y réussit pas,
    parce que les habitants avaient été informés de son projet.
        Ils lui résistèrent et livrèrent bataille,
    si bien qu’il prit la fuite et battit en retraite, accablé de chagrin,
    pour retourner à Babylone.
        Il était encore en Perse quand on vint lui annoncer
    la déroute des troupes qui avaient pénétré en Judée ;
        Lysias, en particulier,
    qui avait été envoyé avec un important matériel,
    avait fait demi-tour devant les Juifs ;
    ceux-ci s’étaient renforcés
    grâce aux armes, au matériel et au butin
    saisis sur les troupes qu’ils avaient battues ;
        ils avaient renversé l’Abomination
    qu’Antiocos avait élevée à Jérusalem sur l’autel ;
    enfin, ils avaient reconstruit comme auparavant
    de hautes murailles autour du sanctuaire
    et autour de la ville royale de Bethsour.

        Quand le roi apprit ces nouvelles,
    il fut saisi de frayeur et profondément ébranlé.
    Il s’écroula sur son lit
    et tomba malade sous le coup du chagrin,
    parce que les événements n’avaient pas répondu à son attente.
        Il resta ainsi pendant plusieurs jours,
    car son profond chagrin se renouvelait sans cesse.
    Lorsqu’il se rendit compte qu’il allait mourir,
                il appela tous ses amis et leur dit :
    « Le sommeil s’est éloigné de mes yeux ;
    l’inquiétude accable mon cœur,
        et je me dis :
    À quelle profonde détresse en suis-je arrivé ?
    Dans quel abîme suis-je plongé maintenant ?
    J’étais bon et aimé au temps de ma puissance.
        Mais maintenant je me rappelle
    le mal que j’ai fait à Jérusalem :
    tous les objets d’argent et d’or qui s’y trouvaient,
    je les ai pris ;
    j’ai fait exterminer les habitants de la Judée
    sans aucun motif.
        Je reconnais que tous mes malheurs viennent de là,
    et voici que je meurs dans un profond chagrin
    sur une terre étrangère. »

                – Parole du Seigneur.

  2. Psaume (Ps 9a, 2-3, 4.6, 16.19)

    Refrain psalmique : (Ps 9a, 15b)

    Je danserai de joie
    pour ta victoire, Seigneur.

    De tout mon cœur, Seigneur, je rendrai grâce,
    je dirai tes innombrables merveilles ;
    pour toi, j’exulterai, je danserai,
    je fêterai ton nom, Dieu Très-Haut.

    Mes ennemis ont battu en retraite,
    devant ta face, ils s’écroulent et périssent.
    Tu menaces les nations, tu fais périr les méchants,
    à tout jamais tu effaces leur nom.

    Ils sont tombés, les païens, dans la fosse qu’ils creusaient ;
    aux filets qu’ils ont tendus, leurs pieds se sont pris.
    Mais le pauvre n’est pas oublié pour toujours :
    jamais ne périt l’espoir des malheureux.

  3. Évangile : « Il n’est pas le Dieu des morts, mais des vivants » (Lc 20, 27-40)

    Acclamation : (2 Tm 1, 10)

    Alléluia. Alléluia.
    Notre Sauveur, le Christ Jésus, a détruit la mort ;
    il a fait resplendir la vie par l’Évangile.
    Alléluia.

    Évangile de Jésus Christ selon saint Luc

    En ce temps-là,
        quelques sadducéens
    – ceux qui soutiennent qu’il n’y a pas de résurrection –
    s’approchèrent de Jésus
        et l’interrogèrent :
    « Maître, Moïse nous a prescrit :
    Si un homme a un frère
    qui meurt en laissant une épouse mais pas d’enfant,
    il doit épouser la veuve
    pour susciter une descendance à son frère.

        Or, il y avait sept frères :
    le premier se maria et mourut sans enfant ;
        de même le deuxième, puis le troisième épousèrent la veuve,
    et ainsi tous les sept :
    ils moururent sans laisser d’enfants.
        Finalement la femme mourut aussi.
        Eh bien, à la résurrection,
    cette femme-là, duquel d’entre eux sera-t-elle l’épouse,
    puisque les sept l’ont eue pour épouse ? »

        Jésus leur répondit :
    « Les enfants de ce monde prennent femme et mari.
        Mais ceux qui ont été jugés dignes
    d’avoir part au monde à venir
    et à la résurrection d’entre les morts
    ne prennent ni femme ni mari,
        car ils ne peuvent plus mourir :
    ils sont semblables aux anges,
    ils sont enfants de Dieu
    et enfants de la résurrection.
        Que les morts ressuscitent,
    Moïse lui-même le fait comprendre
    dans le récit du buisson ardent,
    quand il appelle le Seigneur
    le Dieu d’Abraham, Dieu d’Isaac, Dieu de Jacob.
        Il n’est pas le Dieu des morts, mais des vivants.
    Tous, en effet, vivent pour lui. »
        Alors certains scribes prirent la parole pour dire :
    « Maître, tu as bien parlé. »
        Et ils n’osaient plus l’interroger sur quoi que ce soit.

                – Acclamons la Parole de Dieu.

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